• Transporter. Quoi ? Ou ? Avec quelles énergies ?

    Transporter. Quoi ? Ou ? Avec quelles énergies ?

  • VOIR / NE PAS VOIR LES

    VOIR / NE PAS VOIR LES "HANDICAPS"

  • Exposition : Une petite histoire de la BD

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  • Tout le monde décrypte !

    Tout le monde décrypte !

édito

Tout le monde décrypte !

Le lancement de la nouvelle formule de decryptimages.net doit être l’occasion d’une mise en perspective. Rappelons-le, lorsque ce site apparut en 2008 (lancé officiellement le 17 mars 2009), rassemblant les ressources de sites antérieurs créés depuis 2000 par l’Institut des Images (imagesmag, imageduc, primages), le mot « décrypter » n’était pas du tout à la mode. Nous avons eu de longs débats. La notion d’analyse nous semblait la bonne mais n’était pas très attirante (analysimages...). Nous nous sommes portés ainsi vers cette notion de décryptage, qui est le fait d’aller chercher le sens de ce qui est codé, crypté –quand il y a lieu...

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Les jeux olympiques nationalisés - COMMENT

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COMMENT

Le basculement des années trente

 

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Penchons-nous sur les premières affiches de jeux olympiques. Elles se veulent à message universel. Même si Pierre de Coubertin ne crée qu'en 1914 le drapeau olympique, les symboles restent intemporels et sans ancrage géographique. Ainsi l'Anglais Noël Pocock dessine-t-il en 1908 cet athlète (supposé victorieux) au bout de son effort, image éternelle du dépassement humain, comme le fit le coureur de Marathon. En 1920 à Anvers, des drapeaux mêlés accompagnent toujours un sportif à l'antique.


En 1932, changement de décor pour Los Angeles. Hernando Gonzalo Villa donne dans le pittoresque local puisque ce sont les Indiens qui courent, sans qu'aucun symbole international n'apparaisse. Cette tendance trouve bien sûr son accomplissement avec l'accaparement idéologique en 1936 à Berlin des représentations dans des figurations évoquant l'Allemagne hitlérienne.

Même pour les jeux d'hiver, serment olympique et salut nazi se confondent pour un athlète aryen portant des anneaux or. Nous avons là un point d'orgue de l'instrumentalisation des jeux dont le film Les Dieux du stade de Leni Riefenstahl en 1938 sera la parfaite expression.