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  • Tout le monde décrypte !

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édito

Tout le monde décrypte !

Le lancement de la nouvelle formule de decryptimages.net doit être l’occasion d’une mise en perspective. Rappelons-le, lorsque ce site apparut en 2008 (lancé officiellement le 17 mars 2009), rassemblant les ressources de sites antérieurs créés depuis 2000 par l’Institut des Images (imagesmag, imageduc, primages), le mot « décrypter » n’était pas du tout à la mode. Nous avons eu de longs débats. La notion d’analyse nous semblait la bonne mais n’était pas très attirante (analysimages...). Nous nous sommes portés ainsi vers cette notion de décryptage, qui est le fait d’aller chercher le sens de ce qui est codé, crypté –quand il y a lieu...

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Les images de sciences : la couleur des éléments métalliques - NOTRE ANALYSE

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NOTRE ANALYSE

La lecture de l'image

D'où vient la couleur de ces éléments ? Suivant la position des éléments dans la classification, leurs propriétés électroniques et cristallographiques varient. Le rôle des électrons les plus loin du noyau atomique, ceux qui sont par conséquent les moins liés, est déterminant. Les bons conducteurs de l'électricité (Au, Cu, Al, Ag...) sont aussi ceux qui mettent en mouvement de manière synchrone leurs électrons libres avec le plus de facilité.

Les électrons de conduction.

La densité numérique de ces derniers déterminera alors la "fréquence de plasma", caractéristique de l'élément, celle-là même qui conduit à la réflectivité. C'est pour cette raison qu'il faut très peu d'épaisseur de métal pour avoir une surface opaque. Pensez par exemple aux visières des casques d'astronautes, des pompiers, au placage des bijoux ou aux glaces sans tain (ce mot vient du nom même d'un élément, l'étain) ou encore aux couvertures de survie.

A l'inverse, les corps isolants ou diélectriques ne possèdent pas d'électrons libres. L'opacité qu'ils peuvent alors présenter provient d'un mécanisme d'absorption sélective ou non de la lumière combiné le plus souvent à de la diffusion multiple de la lumière dans l'épaisseur même des corps hétérogènes (peintures, plastiques par exemple), qui détermine également leur couleur. C'est fondamentalement différent de ce qui se passe pour les métaux.

Naturellement, certains éléments ne sont pas tout à fait des métaux mais pas non plus des isolants ; ce sont les semi-métaux qui sont "semi" pour bon nombre de leurs propriétés. Plus particulièrement on trouve là les semi-conducteurs comme le silicium, le germanium ou l'étain.

Imaginons maintenant avoir calculé l'aspect de certains éléments, mais séparément cette fois. Il nous serait alors très difficile de les replacer dans leur petite cellule du tableau. Particulièrement pour les "métaux gris" où les confusions seraient fréquentes. Les différences d'aspect sont manifestes dès lors que le calcul spectral est assez fin et que les éléments sont vus simultanément. La dernière ligne du tableau incomplet, comme nous l'avons dit, le manifeste assez bien avec ces "terres rares" que sont Gd, Tb, Dy, Ho notamment.

Conclusion

Ainsi, il est possible de voir ces éléments grâce à l'imagerie scientifique virtuelle. La matière éclairée y est représentée de manière plausible par un calcul de simulation. Une photographie de ces éléments, prise dans les mêmes conditions devrait donner une représentation similaire.
On comprend bien que cela n'est pas toujours possible et cet exemple l'aura montré en partie.
Finalement, quel est la plus virtuelle des deux classifications périodiques des éléments ?
Celle qui aligne les symboles chimiques des éléments sur une grille ou celle qui, bien qu'encore incomplète, les donne à voir ?