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  • Exposition : Une petite histoire de la BD

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édito

Les pensées confettis

Nous vivons singulièrement deux périls opposés de façon simultanée : l’uniformisation et la parcellisation. L’uniformisation est constituée par la marchandisation de la planète, sa normalisation et sa standardisation : les mêmes produits de masse partout, les mêmes modes vestimentaires ou de pensée. La parcellisation est son pendant : chacune et chacun dans son coin ou replié sur sa communauté réelle et virtuelle.

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Un absent très présent : De Gaulle

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QUOI

Les sujets sélectionnés sont deux sujets couvrant le voyage privé effectué par le Général de Gaulle en Irlande du 10 mai au 19 juin 1969 alors que la campagne électorale visant à lui donner un successeur bat son plein. Ces sujets muets sont extraits des journaux télévisés de 20 h des 13 et 30 mai 1969.

Le premier, d'une durée d'1 mn 47 relate les premiers jours du séjour du Général alors qu'il descend à l'hôtel d'Heron Cove près du village de Sneem  dans le Kerry.  Il a été tourné en noir et blanc par Christian Bernardac, produit par l'Office de radiodiffusion-télévision française et consiste en une succession de plans présentant la nature irlandaise, les policiers affectés à la sécurité du couple présidentiel et plus rarement le couple présidentiel lui même notamment lors de la célèbre promenade effectuée sur la plage de Derrynane immortalisée par Hubert le Campion (SIPA).  Relativement proche dans sa manière d'articuler des plans de la nature irlandaise, des policiers et parfois du couple présidentiel, le second sujet d'une durée de 2 mn 03 a également été diffusé sur la 1ère chaine dans le journal télévisé de 20 h du 30 mai 1969; il couvre un deuxième temps du voyage du Général qui a partir du 23 mai séjourne à Cashel Bay dans le Connemara.

Le choix de ces sujets résulte d'un triple constat. Tout d'abord, ils nous présentent un épisode encore relativement mal connu  de l'histoire de De Gaulle par les Français. Par ailleurs, contrairement à certains discours et à certaines conférences de presse restées célèbres du fondateur de la Cinquième République, ces images n'ont été que peu reprises depuis 1969. Enfin, l'originalité de ces sujets vient également du fait que le voyage de cet homme qui s'est imposé par le son et par l'image est ici paradoxalement présenté aux Français dans deux sujets muets aux images lointaines et de mauvaise qualité.

Images pauvres, images « volées »

Le sujet du 13 mai 1969 est construit en deux parties. La première propose des images du contexte dans lequel s'effectue le séjour de Gaulle. Sont donnés à voir aux téléspectateurs, différents plans de la nature irlandaise (torrent, route, arbre en fleur, vue panoramique du village de Sneem) puis différents plans des policiers et des nombreux journalistes qui font le siège devant les grilles de l'hôtel d'Heron's Cove ou descend le couple De Gaulle. La seconde partie  présente quelques images volées lors d'une sortie du couple présidentiel accompagné de deux policiers en civil et de l'aide de camp du Général François Flohic : un plan très court d'Yvonne et Charles De Gaulle (avec canne et trench-coat) sur la plage, une vue générale du couple en train de regagner sa voiture alors que les journalistes se bousculent tout autour, plusieurs plans du couple dans sa voiture et quelques images de la poursuite. Le reportage s'achève par un plan de l'arrière de la voiture présidentielle.

Le muet du 30 mai 1969 se compose quant à lui de trois parties distinctes. La première propose différents plans de la nature irlandaise et du lac du Connemara et se conclut par un zoom avant sur la demeure où réside De Gaulle à travers les grilles de celle-ci. Puis le journaliste est parvenu à prendre quelques plans d'une sortie du couple. On voit De Gaulle de dos à l'intérieur de la voiture, des plans éloignés de la promenade du couple (De Gaulle cette fois-ci en costume et toujours avec sa canne) accompagné de son aide de camp sur une route qui s'étend à perte de vue avec quelques zooms. Ces rares plans de De Gaulle alternent avec des plans de la faune (un long plan sur une mouette, des chevaux, un mouton...) et de l'environnement naturel. Enfin, la séquence s'achève comme elle avait commencé avec le retour de la voiture et un long zoom arrière de la demeure pris à travers les grilles de celle-ci.

Les points communs entre les deux sujets sont donc nombreux : rareté et médiocrité des images de De Gaulle captée de loin ou lorsqu'il est dans sa voiture, temps important consacré aux plans montrant le contexte (la nature, la faune, les journalistes, les policiers), images des deux demeures avec dans les deux cas un ou plusieurs plans sur les grilles.

COMMENT

À la suite de l'échec du referendum du 27 avril 1969 et de sa démission, le Général de Gaulle décide dans un premier temps de s'isoler dans sa maison de la Boisserie à Colombey-les-Deux-Eglises. L'agitation liée à la campagne électorale pénètre cependant jusqu'à Colombey, et la décision d'un voyage privé d'un mois en Irlande est alors prise. Ce choix résulte à la fois de la volonté de De Gaulle ne pas interférer dans la campagne électorale, de se retrouver loin du Mont Valérien le 18 juin et sans doute aussi de découvrir un pays dont était originaire une partie de ses ancêtres. Après avoir été accueilli à l'aéroport de Cork par le 1er Ministre irlandais Jack Lynch, le séjour de De Gaulle se déroule, entre promenades, réflexion et écriture de ses Mémoires, d'abord dans le Kerry, puis dans le Connemara pour s'achever à Dublin dans la résidence du Président de la République irlandais Eamon de Valera.

Il est remarquable que ces événements qui peuvent être considérés comme l'aboutissement d'un processus amorcé avec la crise de mai 1968 soient relatés les 13 et 30 mai 1969, deux dates chargées de symboles. En effet, l'immense manifestation du 13 mai 1968 a marqué le début de la grève générale et le ralliement des syndicats ouvriers aux manifestations étudiantes aux cris de « 10 ans, ça suffit ».  La journée du 30 mai 1968 fut bien sûr pour De Gaulle celle du retour de Baden Baden, de l'allocution prononcée à la radio annonçant la dissolution de l'Assemblée nationale et de la marche de soutien sur les Champs Elysées.

Dès lors, quelle est l'image qui nous est donnée à voir ici de l'homme du 18 juin 1940 ? Comment ces sujets s'inscrivent-ils dans l'histoire et la mémoire du grand homme ? Que nous apprennent ces images sur l'histoire de la télévision ?

NOTRE ANALYSE

Deux interprétations principales peuvent être tirées de ces sujets. Tout d'abord, ils nous surprennent par le contraste saisissant entre les images fantomatiques du Général qu'ils présentent et sa présence habituellement charismatique à l'écran. Ensuite, ils symbolisent aussi l'intrusion croissante de la télévision dans la vie privée des hommes politiques dès la fin des années 60.

Une autre image de la « 1re star politique de la télévision française »

Le général de Gaulle est dans les deux sujets complètement inaccessible au téléspectateur. Cette inaccessibilité résulte d'abord de l'absence de son ; à aucun moment nous n'entendons sa voix (ni même les pas du Général) ce qui donne à ces images un côté un peu irréel. Cette impression est également générée par la mauvaise qualité des plans et par des images lointaines, cadrant de manière approximative une silhouette parfois à peine visible. Le Général est alors absent, déjà ailleurs et il paraît complètement coupé des téléspectateurs. Ces effets sont encore renforcés par les vues lointaines de l'hôtel d'Heron's Cove ou de la demeure sur les rive du Lac Connemara ; le cameraman a beau zoomer, on ne voit rien, ce qui souligne la mise à distance. En outre, des plans des grilles des lieux de résidence de De Gaulle sont intégrés dans les deux sujets confirmant de manière symbolique l'inaccessibilité de celui-ci. Enfin, la narration et la construction des sujets insiste sur la longue attente des journalistes, sur leur ennui, sur la brièveté des sorties de De Gaulle et sur le fait qu'il n'y avait pas grand chose à voir d'où la multiplication des plans sur la nature qui laisse transparaître l'ennui des journalistes (leur désarroi ?).

Ce Général De Gaulle fantomatique contraste fortement avec le « monstre des médias » auquel les Français sont habitués depuis la seconde Guerre Mondiale. De Gaulle est en effet d'abord une voix. Celle du 18 juin 1940  bien sûr, mais aussi celle qui lui valut le nom de « Général micro » à travers soixante-sept interventions sur les ondes de la BBC pendant la guerre. A partir de septembre 1944, il multiplie les prises de parole radiodiffusées pour ramener l'ordre et l'espoir dans le pays en tant que Chef du Gouvernement provisoire. S'il est interdit de micro à la RTF sous la IVe République dès 1947, c'est entouré de micros qu'il annonce lors d'une conférence de presse le 19 mai 1958 son retour au pouvoir et prononce une des nombreuses formules restées célèbres « pourquoi voulez-vous qu'à 67 ans, je commence une carrière de dictateur ».

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La mise en place de la Ve République et la personnalisation du pouvoir vont ensuite de pair avec la mainmise gaulliste sur la télévision et une utilisation très habile de ce nouveau média. Jérôme Bourdon a ainsi recensé trente-deux allocutions télévisées du Général de Gaulle entre le 13 juin 1958 et le 31 décembre 1962 sans compter les nombreuses conférences de presse et apparitions au journal télévisé alors sous contrôle du Ministre de l'Information. Il utilise ainsi la télévision le 6 janvier 1961 pour convaincre les Français de soutenir le processus d'autodétermination de l'Algérie ou encore pour l'emporter en 1965 dans l'entre-deux-tours en s'appuyant notamment sur les trois premiers entretiens avec Michel Droit. Le Général micro n'abandonne pas la radio puisqu'elle lui permet de s'adresser le 23 avril 1961 via les transistors (l'allocution est aussi diffusée à la télévision) aux jeunes soldats du contingent et de stopper le putsch des généraux ; c'est également par le biais de la radio qu'il s'adresse à la nation le 30 mai 1968 puisqu'elle a l'avantage de masquer l'usure et la fatigue de ses traits après ces journées d'incertitude.

Jérôme Bourdon n'hésite pas à qualifier De Gaulle de « 1re star politique de la télévision française » ; il parle même d'une « harmonie presque naturelle » entre le Général et la télévision. Certes, la première intervention du 13 juin 1958 a été laborieuse. La mutation fut cependant rapide puisque dès le 27 juin 1958, de Gaulle se retrouve métamorphosé en « bête de la télévision » ; il passe maître dans ces deux types d'exercices que sont les allocutions télévisées et les conférences de presse grâce notamment à la rigueur de se préparations (il apprend souvent ses discours par cœur), à ses qualités d'écrivains et de rhéteur (utilisation  de nombreuses métaphores, recherche de la formule ou de la petite  phrase qui va marquer les esprits, recherche du consensus et volonté de rassembler, grande attention porté au ton utilisé).

Outre les conférences de presse et les allocutions, le Général de Gaulle utilise également la médiatisation de ses voyages en province ou à l'étranger pour s'adresser aux Français, faire passer ses messages et renforcer sa popularité. De manière systématique, les voyages du Général bénéficient d'une couverture télévisée étroitement encadrée par les Services de l'Elysée et le Ministère de l'Information . En général, les sujets sont organisés en deux parties avec dans un premier temps des images de De Gaulle au contact de la foule puis dans un deuxième temps quelques extraits de discours officiels. La diffusion régulière des ces sujets relativement stéréotypés a donc encore renforcé la familiarité des Français avec la silhouette du Général, le son de sa voix ou les formules de ses discours d'où le sentiment d'étrangeté qu'ont dû ressentir les contemporains à la vue de ces sujets marqués par le silence, la solitude, le manque d'images ainsi que par une impression d'improvisation et d'impuissance de la part des journalistes.

L'intrusion croissante de la télévision dans la vie privée des hommes politiques dès la fin des années 60.

La seconde interprétation possible est l'intrusion des médias dans la vie privée des hommes politiques. Celle-ci n'est bien évidemment pas nouvelle. Christian Delporte a montré comment dès la IVème République, la crise de la représentation et la recherche d'un homme fort avait conduit certains hommes politiques à médiatiser leur vie privée ; ainsi, Antoine Pinay se fit photographier dans la presse avec ses enfants, Guy Mollet évoqua sa mère à la télévision et René Coty fit l'objet d'un numéro spécial de Paris Match. De la même manière, dans les années 60, à l'instar de Jean Lecanuet, certains adversaires politiques du Général n'hésitent pas à mettre en avant leur vie privée afin de s'attirer les faveurs de l'opinion.

Le cas qui nous concerne est cependant différent, d'abord car De Gaulle a toujours refusé la médiatisation de sa vie privée et ensuite car il s'agit là d'images volées lors d'un voyage privé à l'étranger. Lors de ce séjour, De Gaulle n'autorisa en effet que quelques photographies prises à Dublin avec le Président Eamon de Valera à la fin de son séjour. Il s'agit donc ici d'images volées au couple présidentiel après des heures d'attente, de surveillance, de poursuite. Ces dizaines de journalistes (qui annoncent le phénomène paparazzis) qui passent de longues heures pour obtenir quelques images de bien piètres qualités révèlent à la fois l'intérêt des rédactions pour ce type d'images, le non-respect de la volonté d'isolement de De Gaulle et le décalage entre un de Gaulle qui jusqu'au bout interdit l'accès des médias à sa vie privée à un moment où médiatiser sa vie privée devient plus fréquent pour les hommes politiques.

En effet, ce même mois de juin 1969, Mme Pompidou se fait photographier en bikini dans Ici Paris et l'année suivante, les Pompidou ouvrent leurs portes de Cajarc aux caméras de télévision. Christian Delporte considère d'ailleurs Georges Pompidou comme le premier Président à ouvrir sa vie privée aux médias , exemple suivi par  Valéry Giscard d'Estaing avec ses « Causeries au coin du feu » ou encore François Mitterrand à Latché en 1973. Dès mai 1969, en pleine campagne électorale, le couple Pompidou s'était également fait filmé à la sortie de l'église de Cajarc dans un sujet qui par sa construction rappelle les deux sujets étudiés puisque nous retrouvions un zoom avant sur l'église du village, un plan sur les grilles de la demeure des Pompidou et un plan pris depuis l'intérieur d'une voiture. En ce mois de mai 1969, les journalistes de télévision semblent donc déjà chercher à capturer des images des hommes politiques dans le cadre de leur vie privée tandis que les hommes politiques commencent à comprendre le bénéfice qu'ils peuvent tirer de la pénétration des Français dans leur intimité.

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De Gaulle, « people » malgré lui ?

Inattendus et presque incongrus dans la carrière du Général de Gaulle à la télévision, ces deux sujets de 1969 dénotent donc avec l'image habituelle de celui-ci : cet homme de médias à la très forte présence est ici complètement absent et pour la première fois son image télévisuelle lui échappe. A l'heure où le Général de Gaulle écrivait ses Mémoires, ces sujets ont ainsi contribué à inscrire dans nos mémoires l'image de la lassitude d'un homme seul face à l'immensité et à l'hostilité de la côte du Kerry.

En outre, ces images volées s'avèrent également précieuses dans la mesure où elles annoncent l'accélération de l'intérêt des médias pour la vie privée des hommes politique (une des formes de la peopolisation de la vie politique). Comme un symbole, ces deux sujets illustrent le refus complet et la résistance du Général de Gaulle envers toute médiatisation de sa vie privée même après sa démission mais aussi sans doute aussi la fin d'une époque.

Dès lors, si la minutie qu'accorde le Général de Gaulle à la construction de ses discours et de son image dans les années 60 annonce déjà certaines stratégies de communications politiques utilisées dans les décennies suivantes (par François Mitterrand hier ou Barack Obama aujourd'hui), les clichés volés de la plage de Derryanne montrent comment ces stratégies peuvent aussi être fragilisées du fait de l'intrusion croissante des médias dans la vie privée des hommes politiques.

BIBLIOGRAPHIE

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