Peinture

Voir et comprendre la peinture

RANCILLAC Bernard, Voir et comprendre la peinture, Bordas, Paris, 1991

 

Thumbnail imageÉduquer le regard : Contempler une œuvre d'art n'est pas une activité passive : donner au spectateur les outils nécessaires à une meilleure compréhension du langage pictural, c'est l'ouvrir à un plaisir plus immédiat.

"Ma seule ambition est d'encourager les amateurs à pratiquer librement une exploration à travers le continent, énorme et toujours mystérieux, de la peinture ", nous confie Bernard Rancillac. Il se propose ici de répondre aux interrogations du spectateur face à l'œuvre : comment le regard crée-t-il un échange ? Quelles sont les différentes approches possibles ? Comment décoder un tableau ? Pénétrer l'univers de la création : L'originalité de la démarche de Bernard Rancillac consiste à nous proposer des clés de lecture, tout en privilégiant le point de vue de l'artiste afin de démonter les mécanismes de la création. 10 parcours visuels : La lecture de dix œuvres signées des plus grands maîtres de la peinture, de Giotto à Andy Warhol, vient compléter l'éducation du spectateur, par la mise en application de cet usage intelligent du regard qui donne vie et sens au tableau.

La perspective comme forme symbolique

PANOFSKY Erwin, La perspective comme forme symbolique, Minuit, Paris, 1976

 

Thumbnail imageLes cinq essais réunis dans ce volume représentent la quasi-totalité des travaux que Panofsky a publiés en allemand, avant 1932. La volonté de fonder une science rigoureuse de l'œuvre d'art qui s'exprime dans les recherches épistémologiques des débuts, et en particulier dans la critique de Wölflin et de la notion de Kunstwollen, s'affirme en acte dans ce chef-d'œuvre de la science sociale qu'est la Perspective comme forme symbolique. Refusant de réduire la perspective à un simple problème technique ou mathématique, Panofsky entend établir, à travers l'analyse de l'usage de la perspective angulaire dans l'Antiquité, de l'ignorance quasi systématique de la perspective au Moyen-Age et de " l'invention " de la perspective plane par la Renaissance, que le recours à la perspective s'appuie sur une philosophie de l'espace qui est elle-même solidaire d'une philosophie de la relation entre le sujet et le monde.

C'est ainsi que la philosophie idéaliste des " formes symboliques " se dépasse vers une histoire sociale des catégories de perception et de pensée.

Expressive topography, the word as image

ELAM Kimberly, Expressive topography, the word as image, Van Nostrand Reinold, New York, 1990

 

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Cet ouvrage décrit le lien  entre les travaux des typographes contemporains  et les travaux de design qui ont marqué l'histoire. L'auteure donne des exemples de typographie professionnelle et expérimentale du siècle dernier.

L’origine de la perspective

DAMISCH Hubert, L'origine de la perspective, Flammarion, Paris 1993

 

Thumbnail imageLa perspective, chose du passé ? A l'opposé d'un récit linéaire et évolutionniste qui déciderait de la naissance et de la mort des formes de représentation en fonction de leur adaptation supposée aux besoins du moment, la « relève » dont la perspective des peintres a fait l'objet dans la géométrie, aussi bien que les aventures qu'elle a connues dans le champ même de l'art, suggèrent une manière d'histoire par principe plurielle, où se recoupent différents types de discours. Du dispositif de Brunelleschi aux « perspectives urbinates » et aux Ménines de Vélasquez, dans ce champ imaginaire autant que symbolique dans lequel la science rencontre le théâtre et où la psychanalyse en appelle à la peinture, il s'agit de comprendre un peu mieux ce que « penser » veut dire.

De la peinture. De pictura (1435)

ALBERTI (Leon-Battista), De la peinture. De pictura (1435). Macula, Dédale, 1992

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Celui-là ne deviendra jamais un bon peintre s'il n'entend parfaitement ce qu'il entreprend quand il peint. Car ton arc est tendu en vain si tu n'as pas de but pour diriger ta flèche.

Le De Pictura d'Alberti (1404-1472) est le texte fondateur de la peinture occidentale moderne. Savant, peintre, architecte, héros de la rationalité et figure centrale de la première Renaissance, Alberti ramasse en un court traité le savoir de ses amis florentins : Brunelleschi, Donatello, Ghiberti...

En trois chapitres qui sont comme autant de recouvrements successifs du panneau ou de la fresque, Alberti instaure - par delà les recettes d'atelier - quelque chose comme un protocole de la peinture.