Pictoplasma, Post Digital Monsters

à la Gaîté Lyrique

Affiche par Motomichi Nakamura

Cette exposition de "monstres" graphique est l'occasion de saluer ce nouveau lieu qui remplit un indiscutable manque : la création graphique et multimedia, comme elle est traitée par exemple au ZKM de Karlsruhe. L'espace documentation, pédagogique, jeux modulable est excellent. L'accueil est conçu comme un véritable accompagnement. Les manifestations sont variées touchant tous les aspects matériels et immatériels des nouvelles images. En dehors des délicieux monstres actuels (dont ceux de Motomichi Nakamura) avec le festival invité berlinois Pictoplasma, un référendum vous incite à penser le futur (fresque compilatoire en février par François Olislaeger) : "Comment ce sera, en 2062 ?". Il y aurait un futur et nous le construisons ?

Arno Schmidt, l'écrivain-photographe

Colloque les 9, 10 et 11 novembre 2011 au CITL d'Arles
Exposition du 9 novembre au 10 décembre 2011 à l'Espace Van Gogh

Arno Schmidt, l´écrivain-photographe à Arles

Méconnu en France, cet important écrivain allemand d'après 1945 fut aussi photographe. Un colloque pionnier étudie cet aspect. Des travaux passionnants transdisciplinaires comme le mériterait aussi le Berlinois Heinrich Zille, dessinateur et remarquable photographe.

Sciences Po-Arts et société-

sciences poLe centre d'histoires de Sciences Po, via le groupe de travail Arts et société propose une série de séminaire dirigés par Laurence Bertrand Dorléac sur le thème : Passion égalitaire.

La passion dominante des sociétés modernes est celle de l'égalité : c'est la thèse principale de la seconde Démocratie de Tocqueville. L'un de ses effets serait l'adoucissement des mœurs mais également le bouleversement de la culture et des objets culturels et artistiques. Si c'est bien l'inégalité aristocratique qui a encouragé les œuvres considérées comme majeures, la société démocratique et à vocation égalitaire, a contrario, pousserait à une culture divertissante du neuf et de la facilité. C'est la raison pour laquelle Tocqueville voyait les sociétés modernes comme non propices à la production d'œuvres d'art importantes, les citoyens étant incapables d'élaborer des critères raisonnables d'évaluation.

La situation de l'art au vingtième siècle a vu s'accélérer les signes de la démocratisation que des artistes, parmi les premiers, ont appelé de leurs vœux ainsi que l'abolition des frontières entre les créateurs et les non créateurs ou l'art et la vie. Appelés par tradition à demeurer singuliers dans un monde à reconstruire en permanence, les créateurs ont pourtant plus d'une fois réclamé du public une alliance d'intérêts sur le mode de l'égalité.

Programme:

 

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