• Un autre regard : DES IMAGES POUR REFLECHIR SUR NOTRE PLANETE

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  • Transporter. Quoi ? Ou ? Avec quelles énergies ?

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  • VOIR / NE PAS VOIR LES

    VOIR / NE PAS VOIR LES "HANDICAPS"

  • Exposition : Une petite histoire de la BD

    Exposition : Une petite histoire de la BD

édito

Les pensées confettis

Nous vivons singulièrement deux périls opposés de façon simultanée : l’uniformisation et la parcellisation. L’uniformisation est constituée par la marchandisation de la planète, sa normalisation et sa standardisation : les mêmes produits de masse partout, les mêmes modes vestimentaires ou de pensée. La parcellisation est son pendant : chacune et chacun dans son coin ou replié sur sa communauté réelle et virtuelle.

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Voir et pouvoir. L'innocence perdue : cinéma, télévision, fiction, documentaire

COMOLLI Jean-Louis, Voir et pouvoir. L'innocence perdue : cinéma, télévision, fiction, documentaire, Verdier, Paris, 2004

 

Thumbnail imageDepuis plus d'un siècle, le cinéma a joué double jeu: initiateur de la montée en puissance des spectacles, il en a été aussi l'outil critique, l'instrument invitant les spectateurs à mieux voir et mieux entendre. Au cinéma, pour être spectateur, il faut accepter de croire en ce qu'on voit; et pour l'être davantage encore, il faudrait commencer à douter - sans cesser de croire. Croire en la réalité du monde à travers ses représentations filmées, c'était l'affecter d'un doute. Croire, ne pas croire, ne plus croire, croire malgré tout ce qui dément la croyance: telles sont les questions du cinéma - qui sont abordées ici. Chacun de nous, sommé par le spectacle d'y prendre sa part, en sera acteur et spectateur, consentant et non consentant, complice et adversaire à la fois. Les questions du spectateur de cinéma sont devenues les questions de tous, alors même que le marché mondial des images et des sons n'a que faire de la prétention du cinéma à proposer, du monde comme scène, un mode d'emploi. Voir et pouvoir? On se persuade très vite dans les salles obscures que les enjeux de mise en scène sont doubles - esthétiques et politiques; et que cette place du spectateur qui est la nôtre n'est pas coupée de celle du sujet politique que nous ne cessons d'être. Quinze ans de textes critiques et théoriques, d'interventions, de tribunes: ce volume articule le double chantier d'une pensée et d'une pratique du cinéma, qui sont les deux faces d'un même combat pour la construction d'un spectateur critique et d'une approche politique de l'expérience cinématographique